Erreur création micro-entreprise : 9 erreurs à éviter absolument.

La micro-entreprise constitue le régime le plus simple car vos obligations fiscales, déclaratives et comptables sont réduites au minimum.
C’est également le régime le moins coûteux : pas de capital à apporter à la création. Pas de cotisations sociales ni de frais à payer tant que vous ne réalisez pas de Chiffre d’Affaires.
Bref, si vous cherchez à vous octroyer un complément de revenu en freelance, puis à devenir indépendants à plein temps progressivement, la micro-entreprise est le tremplin parfait.
Cependant, lors de la création, il n’y a pas mal de trucs auxquels il vaut mieux porter attention.
Il y a des pièges à éviter dès le départ.
Mon ami Albert a créé son activité d’auto-entrepreneur micro-entrepreneur en 2020.
10 mois plus tard, il a jeté l’éponge.
Pourquoi ?
Ici, on va voir ensemble les erreurs commises et que trop de micro-entrepreneurs font encore lorsqu’ils créent leur micro-entreprise que ce soit en ligne comme dans l’économie traditionnelle.

Erreur création micro-entreprise N° 1. La date de début d’activité.

Erreur création micro-entreprise

Première erreur, Albert a choisi une date de début d’activité absolument sans réfléchir.
Il a choisi le 15 octobre 2020
C’est un petit peu normal qu’il fasse cette erreur puisque tout simplement on n’informe pas les auto-entrepreneurs, on ne leur dit pas qu’il y a en fait des dates à privilégier plutôt que d’autres.

Alors quelle est cette erreur ?
Par exemple, si l’on est au mois d’octobre 2020 et que vous créez votre activité en tant qu’auto-entrepreneur micro-entrepreneur le 15 octobre 2020, les impôts considèrent que votre première année de fonctionnement démarre le 15 octobre 2020.

Ça veut dire quoi ?

En principe, les taxes concernant la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) sont exonérées la première année.
Mais, si par exemple vous constituez votre activité le 15 octobre 2020, eh bien, les impôts vont prendre en compte cette date de début d’activité pour vous détaxer de la CFE.
Donc, si Albert avait créé son activité en janvier 2021, il aurait pu profiter d’une année civile complète d’exonération c’est-à-dire sur 12 mois. Mais dans son cas, il a bénéficié de l’exonération de la CFE que sur le nombre de mois qui court jusqu’au 31 décembre 2020 (c’est-à-dire 3 mois). En conséquence, il a été taxé dès 2021 au titre de la CFE alors qu’il aurait pu bénéficier d’une exonération pendant une année complète.

Remarque : Même si vous n’avez pas de local, vous êtes tout de même redevable de la CFE. Cependant si votre chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 5000 € vous êtes exonéré de cette taxe.


Petit complément d’information à destination de ceux qui veulent créer leur entreprise à partir de l’année qui suit (si l’on prend un exemple concret janvier 2023).
Surtout, ne créez pas votre entreprise le 1er janvier 2023, mais plutôt à partir du 3 janvier 2023 parce que l’administration fiscale remet les compteurs à zéro non pas le 1er janvier, mais le 2 janvier. Donc, ne vous faites pas avoir sinon vous pouvez perdre le bénéfice d’un certain nombre d’exonérations.
Maintenant, il ne faut pas prendre cela pour une règle absolue.

Imaginez : nous sommes en décembre 2022. Vous avez déjà quelques clients qui attendent après vous et vous savez qu’ils peuvent générer un chiffre d’affaires de 1 500 € sur décembre.

Allez-vous attendre janvier 2023 pour créer votre micro-entreprise ?

NON.

Autre chose, si vous avez droit à l’ACRE.
L’ACRE permet un abaissement de 50 % de vos cotisations sociales pendant une période donnée. Mais l’ACRE est par trimestre, donc si vous déclarez votre activité début mars au lieu de début janvier vous perdez 2 mois de réduction.
Donc, si vous êtes éligible à l’ACRE, créez votre micro-entreprise en janvier, avril, juillet ou octobre. Ainsi vous bénéficierez de la réduction sur tes 4 périodes pleines (3 mois chacune).

Erreur création micro-entreprise N° 2 : payer pour votre inscription.

Deuxième erreur d’Albert à ne surtout pas faire : Il a payé pour s’inscrire sur internet comme auto-entrepreneur ou micro-entrepreneurs.
Ne vous faites pas avoir, l’inscription en ligne pour créer sa micro-entreprise est totalement gratuite.
Tous les ans, beaucoup de personnes se font arnaquer avec ça.
Vous avez des sites très bien présentés qui ont l’aspect de site officiel qui vous propose une inscription en tant que micro-entrepreneurs ou auto-entrepreneurs en prenant en charge moyennant paiement toutes les démarches administratives.
Les démarches administratives pour créer sa micro-entreprise sont vraiment très simples. C’est tout l’intérêt de ce statut de pouvoir démarrer très simplement et très facilement dans une activité que ce soit une activité en ligne ou dans l’économie traditionnelle.
Le site de référence pour pouvoir vous inscrire comme micro-entrepreneurs et auto-entrepreneurs c’est https://www.autoentrepreneur.urssaf.fr/portail/accueil/creer-mon-auto-entreprise.html

À partir du 1er janvier 2023, le site https://procedures.inpi.fr devient le guichet unique pour l’ensemble des démarches de déclaration de création, de modification, et de cessation d’entreprise.
Ce site sera également le site de référence pour pouvoir payer vos cotisations sociales et faire vos déclarations en tant que micro-entrepreneurs et auto-entrepreneurs.
Si votre activité est artisanale, vous pouvez également recevoir des courriers incitatifs pour vous inscrire à un stage SPI (Stage de Préparation à l’Installation). Autrefois obligatoire, ce stage est maintenant facultatif (Loi PACTE 24 mai 2019).
Cependant si vous n’y connaissez rien en gestion d’entreprise cela peut être intéressant pour vous. Le coût (200 à 300 € environ) pourra être financé par votre CPF.

Erreur création micro-entreprise N° 3 : se tromper sur le type d’activité.

Albert est salarié et quand il a créé son activité d’auto-entrepreneur micro-entrepreneur il a déclaré cette activité comme étant une activité principale. Il a donc payé des charges supplémentaires alors qu’il était déjà couvert en tant que salarié.
Donc, la troisième erreur à ne pas faire, c’est celle qui consiste à se tromper entre activité principale et activité secondaire lorsque vous allez vous inscrire en ligne comme auto-entrepreneur micro-entrepreneur. Une des premières questions qui vous sera posée sera pour déterminer si votre activité va être exercée à titre principal ou secondaire.
Pourquoi est-ce important ? Et bien tout simplement parce que selon le choix que vous allez faire, cela va avoir des répercussions sur votre régime de santé obligatoire, mais aussi sur votre régime de retraite.
Ainsi, la première question qu’il faut vous poser pour éviter ce type d’erreur est de vous demander : est-ce que mon activité d’auto-entrepreneur micro-entrepreneur va représenter la plus grosse partie de mon activité personnelle ? Est-ce que ça va être la principale source de mes revenus, ou est-ce que je vais simplement y consacrer quelques heures dans la semaine ?
Si vous envisagez l’activité de micro-entrepreneurs comme étant une activité qui va vous permettre de compléter vos revenus et bien dans ce cas là c’est une activité secondaire. Mais si par contre ça va être votre principale source de revenus, alors vous devez la déclarer comme étant une activité principale.
Si par exemple vous êtes étudiant et que vous consacrez la plus grande partie de votre temps à développer votre activité en tant que micro-entrepreneur, alors dans ce cas-là vous n’êtes plus étudiant, mais micro-entrepreneur.
En conséquence, votre régime de protection sociale va changer et vous allez rentrer dans le régime de protection sociale des indépendants avec les charges sociales qui s’y rattachent.
Donc pour résumer, ça veut dire que selon le choix que vous ferez activité principale ou activités secondaires, ça va directement impacter votre régime de protection sociale et votre régime de retraite.
Donc, faites attention à ça, et ne vous inscrivez pas sans réfléchir.

Erreur création micro-entreprise N° 4 : Ne pas faire attention aux arnaques.

Albert s’est fait arnaquer.
Il y a trop d’auto-entrepreneurs et de micro-entrepreneurs qui se font avoir avec ça chaque année. Une fois votre inscription effectuée en tant que micro-entrepreneur, dans les semaines et mois qui vont suivre vous risquez de recevoir des courriers parfois assez intimidants de la part d’officines plus ou moins obscures qui vont vous demander de payer telle ou telle somme.
Surtout, ne vous laissez pas impressionner : ces lettres sont très bien conçues et souvent elles semblent provenir des impôts, de l’Urssaf ou d’organismes officiels ce n’est absolument pas le cas.
Ces entreprises ont des pratiques commerciales à la limite de l’arnaque et parfois c’est même carrément de l’escroquerie. Donc avant de payer quoi que ce soit, renseignez-vous auprès de l’Urssaf qui va être votre organisme de référence pour le paiement de vos cotisations sociales.
Renseignez-vous également auprès de votre chambre des métiers ou de votre chambre de commerce.
De la même manière, si vous avez un coup de téléphone de la part d’un organisme plus ou moins obscur. Demandez le nom de l’organisme et le nom de la personne qui vous contacte. Sachez que de toute façon la plupart des organismes ne contactent que très rarement les gens par téléphone. Lorsqu’on commence à vous poser un certain nombre de questions ou à vous faire des propositions, si cela vous intéresse, demandez des écrits.
C’est très important parce que ce qui est pris en compte dans le droit du travail ce n’est pas le blablabla, ce sont les écrits. Donc, demandez toujours des écrits.

Erreur création micro-entreprise N° 5 : Le prélèvement libératoire.

Une autre erreur commise par mon pauvre d’Albert, et que font beaucoup de micro-entrepreneurs et d’auto-entrepreneurs c’est d’opter au moment de leur inscription pour le prélèvement libératoire sans avoir préalablement réfléchi.
Au moment de votre inscription, on va vous demander si vous voulez opter pour le prélèvement libératoire sur les revenus ou pas. Alors c’est vrai quand on n’est pas très informé sur la chose, on est un peu dubitatif.
Prélèvement libératoire : c’est quoi ce truc ?
En fait, c’est une modalité qui permet de payer vos impôts lorsque vous déclarez vos cotisations chaque mois ou chaque trimestre.
Ça veut dire qu’à chacune de vos déclarations un calcul sera effectué, et un montant d’impôt sera ajouté au montant de votre cotisation et donc vous aurez un montant global à payer.
En principe, cela permet d’éviter des mauvaises surprises en fin d’année au moment de payer vos impôts puisque vous aurez déjà payé vos impôts tous les mois en même temps que vos cotisations sociales.
Pour faire simple plutôt que de payer vos impôts une seule fois en fin d’année, vous effectuez des règlements un petit peu tous les mois.
Alors vous allez me dire, mais le problème c’est quoi ?
Eh bien, le problème se pose si vous n’êtes pas imposable et que votre activité en tant que micro-entrepreneurs auto-entrepreneurs va être exercée à titre accessoire.
Les revenus concernant votre activité secondaire vont être relativement faibles.
Ainsi, il est possible que vous ne soyez toujours pas imposable. Donc, dans ce cas-là vous avez effectué un prêt à taux zéro à l’état et cet argent diminue votre trésorerie et si vous êtes dans le rouge, votre banquier vous fera payer des agios.
Cette option pourra ensuite être modifiée, donc au niveau de la création, je vous déconseille de valider ce choix.
Vous pourrez y revenir plus tard selon l’évolution de votre situation.
Par contre, si vous êtes déjà imposable et que vous percevez des revenus de votre micro-entreprise, je vous conseille de choisir cette option car cela simplifiera votre gestion de trésorerie.

Erreur création micro-entreprise N° 6 : Le manque de calendrier des échéances.

création micro-entreprise problème échéance

Albert a dû payer des pénalités de retard ! Eh oui… il y a du travail administratif à effectuer, et notamment vérifier les échéances.
Autre erreur, que font également beaucoup de micro-entrepreneurs, c’est tout simplement de méconnaître les dates d’appel de cotisation.
L’Urssaf ne va pas vous envoyer un mail en vous disant coucou cher entrepreneur, vous allez avoir des cotisations sociales à payer dans quelques semaines au niveau de la CFE.
En théorie (et je dis bien en théorie), vous recevez un mail ou un courrier vous notifiant l’avis d’imposition qui est en ligne. Mais ça, c’est la théorie dans la réalité vous pouvez très bien ne pas recevoir le mail. Les services des impôts peuvent aussi tout simplement avoir une galère (on va dire technique ?) à un moment ou un autre et puis vous ne recevez rien. Et pas la peine d’essayer de râler contre les services administratifs, vous allez simplement perdre votre temps.
Donc vous devez absolument réaliser un échéancier des principales dates concernant vos échéances à la fois sociales, mais aussi fiscales.
Vous ne pourrez pas vous cacher derrière une logique comme Albert qui me disait, « ah ! je ne savais pas ! »
Non : si vous voulez avoir la bonne information, eh bien, il va falloir vous bouger le cul et ne pas attendre que l’information vienne vers vous.
C’est pour ça qu’il est nécessaire dès le départ d’établir un échéancier.
Si vous avez AURELIS, créez-vous des tâches automatiques qui indiquent les différents paiements à réaliser aux dates d’échéances. Comme cela je jour J, cela vous saute aux yeux dans votre planning journalier.
Sinon, notez toutes les dates dans votre agenda papier ou même mieux renseignez une alerte dans google agenda..
(Remarque : perso, je n’aime pas les agendas, parce que mes plannings bougent souvent et remettre à jour constamment des agendas c’est une grosse perte de temps. Donc je ne m’en sers que pour les rendez-vous confirmés.)

Erreur création micro-entreprise N° 7 : Négliger les aides.

Albert était salarié, au bout de 3 mois il a démissionné pour se consacrer à sa nouvelle entreprise.
S’il avait négocié et touché le chômage pendant 1 ou 2 mois, il aurait eu droit à des aides conséquentes (ACRE).
Donc, l’erreur de beaucoup d’auto-entrepreneurs micro-entrepreneurs quand ils créent leur activité c’est de ne pas demander l’ACRE comme aide à la création d’entreprise.
Alors, effectivement il y a souvent une carence en matière d’information. Mais là encore, quand on crée une activité on cherche à se renseigner sur les différentes aides financières ou des aides qui offrent des exonérations.

Pourquoi l’ACRE est-ce vraiment important si vous y avez droit ? Parce que ça vous offre une réduction du taux de cotisation les trois premières années.
Pour y avoir droit, il suffit d’être au chômage ou d’être bénéficiaire du RSA ou d’avoir entre 18 et 25 ans ou d’avoir entre 26 et 30 ans et de ne pas avoir travaillé suffisamment pour avoir droit au chômage.
Quand j’ai commencé mon activité en 2006, l’équivalent de ces aides (ACRE et ARCE) s’appelait ACCRE, cette aide m’a fortement aidé à démarrer. En fait, le principe est que l’état vous verse directement un montant net correspondant à vos indemnités de chômage que vous devez recevoir dans les mois suivants (ARCE). De plus, par cette aide certaines charges sociales peuvent être allégées (ACRE). Si vous y avez droit, n’hésitez pas.
Pour plus de renseignements
ACRE : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F11677

ARCE : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F15252
Si vous créez une entreprise dans une zone urbaine sensible et si vous êtes demandeur d’emploi, vous pouvez avoir accès à un certain nombre de dispositifs d’aides.
Profitez-en, tout ce que vous pourrez faire en économie sur le plan financier en termes d’exonérations et de cotisations, ce sera du plus qui vous permettra de démarrer dans de bonnes conditions votre activité.
Faites en sorte de bénéficier de toutes les aides possibles pour protéger vos finances et votre trésorerie.
Vous devez savoir que la très grande majorité des entreprises qui ne dépassent pas le cap des trois ans, c’est dû principalement à une trésorerie insuffisante.
C’est une règle de base, il faut avoir dès le départ une trésorerie suffisante pour pouvoir financer son besoin en fonds de roulement.
Et ce n’est pas le banquier qui va vous aider. Les banquiers ne financent plus les besoins en fonds de roulement. Et ils rechignent souvent à financer les investissements en matériel des petites entreprises.
En résumé, essayez de faire en sorte de pouvoir bénéficier de tous les cadres législatifs qui existent pour pouvoir profiter d’exonérations ou d’aide financière.
Donc, adressez-vous à pôle emploi, adressez-vous aux chambres des métiers, adressez-vous aux CCI, elles sont là pour ça. Bref, adressez-vous aux personnes dont c’est le métier.
Vous avez des gens très compétents au niveau de l’administration et ils sont là pour répondre à vos questions y compris les impôts.
N’ayez pas peur des impôts, les fonctionnaires des impôts ne sont pas des méchants fonctionnaires etcs… Ils sont là tout simplement pour faire le job, c’est-à-dire recouvrir l’impôt. Mais ils sont là aussi pour informer et conseiller le public et notamment les chefs d’entreprise.
Vous aurez par ces intermédiaires des informations à jour et éventuellement de bons conseils.

Remarque : Albert n’avait pas droit à l’ACRE et concernant les autres aides, il n’a pas cherché.

Erreur création micro-entreprise N° 8 : Le compte professionnel.

Une autre chose importante : Une fois que vous avez créé votre activité d’auto-entrepreneur micro-entrepreneur dans les semaines et les mois qui suivent, n’oubliez pas de créer un compte professionnel sur impots.gouv.fr.
(Bien sûr, Albert ne l’a pas fait.)
C’est important.
Pourquoi ? Parce qu’en créant un compte professionnel sur le site officiel des impôts, cela vous permettra de recevoir des mails qui vont vous notifier le paiement de telle ou telle somme ou de vous notifier l’éventuelle exonération d’une taxe.

Donc n’oubliez pas, une des premières actions à faire dans les semaines qui suivent votre inscription comme micro-entrepreneur c’est d’ouvrir un compte professionnel sur impots.gouv.fr.
Et puis, comme vous recevez régulièrement des notifications, ça vous permet tout simplement de ne pas laisser passer des dates clés pour pouvoir faire vos déclarations ou pour pouvoir tout simplement payer ce que vous avez à payer.
Être micro-entrepreneur, c’est être responsable. N’attendez pas que les informations viennent à vous, allez à la pêche aux informations et dans vos plannings réalisez un calendrier d’échéances.
C’est hyper important, soyez rigoureux parce qu’aujourd’hui vous avez peut-être une toute petite entreprise comme micro-entrepreneurs, mais je l’espère pour vous, vous allez vous développer.
Donc, si vous appliquez les bonnes procédures et méthodes pour votre gestion administrative dès le départ, vous aurez une bonne santé administrative dans les mois et dans les années qui viennent.
Ainsi, le jour où vous allez transformer votre micro-entreprise en SAS ou SARL vous aurez déjà tous les éléments pour gérer votre entreprise au mieux.

Erreur création micro-entreprise N° 9 : Votre compte bancaire.

Parler à son banquier avec confiance.

Dernier conseil : n’ouvrez pas un compte bancaire professionnel pour votre activité de micro-entrepreneur. Vous n’avez absolument pas l’obligation légale d’ouvrir un compte bancaire professionnel pour l’activité de votre micro-entreprise.
Avec la loi PACTE, les auto-entrepreneurs réalisant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 10 000 € ne sont plus obligés d’avoir un compte bancaire dédié à leur activité professionnelle.
Cependant si votre CA annuel dépasse 10 000 €, l’administration vous impose seulement d’avoir un compte bancaire séparé c’est-à-dire un compte pour votre activité personnelle et un compte bancaire pour l’activité de votre micro-entreprise.
Toutefois, à la création de votre activité, je vous conseille quand même d’ouvrir un compte bancaire séparé.
Pourquoi ?
Et bien tout simplement parce que ça offre une gestion plus saine.
Ça permet également en séparant bien les choses de faciliter les contrôles et donc ça vous facilite votre travail administratif.
Alors souvent on vous dira qu’il faut avoir un compte bancaire professionnel micro-entrepreneur.
Pas du tout, un simple compte personnel affecté à son activité micro-entreprise est largement suffisant.
Donc, ne faites pas cette erreur, ne vous faites pas avoir par les banques qui vont vous imposer d’ouvrir un compte professionnel et pour cause un compte professionnel vous coûtera plus cher qu’un compte personnel.
Votre banquier se cachera peut-être derrière des conventions de compte pour vous obliger à prendre un compte professionnel (sur lequel ils vont pouvoir dégager de la marge).

Alors ne faites pas ça, dieu merci les choses ont bougé on a maintenant la chance d’avoir les néobanques et elles sont en train de complètement faire évoluer le marché bancaire.
Les néobanques sont soumises aux régulateurs bancaires français et européens. Ce sont des banques dont les fonds sont protégés et qui sont contrôlées par les régulateurs.
Le seul inconvénient que vous pouvez avoir avec les néobanques c’est pour les remises de chèques, car vous n’avez pas la possibilité de remettre à l’encaissement des chèques au sein de ces structures, mais à mon avis cela risque d’évoluer et puis aujourd’hui la plupart du temps on est payés par virement, prélèvement ou carte bancaire.
Par exemple, si vous avez un business en ligne, vous allez travailler avec qui ? Vous allez travailler avec PayPal ou Stripe ou…
Vous avez la possibilité en tant que micro-entrepreneurs d’opter pour ce type de solutions bancaires. Je vous invite à le faire parce que c’est fiable, c’est sérieux, ça ne vous coûte pas cher et vous avez des services bancaires qui sont vraiment dimensionnés par rapport à la taille de votre entreprise.

Conclusion.

J’espère que ce post vous fera gagner du temps et que surtout vous serez vigilant.
Ne vous faites pas avoir par des lettres ou des coups de téléphone intimidant et ne payez surtout pas des choses que vous n’avez absolument pas à payer.
Soyez également vigilant sur les dates d’échéance à la fois pour les impôts et pour les cotisations sociales.

N’attendez pas que les infos viennent à vous.
Allez vers les infos, anticipez les choses.
La meilleure gestion c’est une gestion d’anticipation.

Et surtout, faites-vous un échéancier des différentes dates.

C’est OK ?
Vous avez créé votre micro-entreprise ?
Alors maintenant, désolé pour vous, mais ça se complique…

J’ai pris en pleine gueule une grosse dose de plantages à mes débuts.
Au bout de 3 mois, mon compte en banque côtoyait un rouge écarlate.
Pourtant, je travaillais énormément, WE compris.
Ça forge l’expérience.
Tous les micro-entrepreneurs font des bévues en début d’activité et certaines peuvent coûter très cher.

J’ai écrit un guide qui vous évitera bien des galères.
N’hésitez pas, c’est gratuit, et je vous garantis que ça vous servira.
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Les 9 Pires erreurs du Freelance

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Remarque : Comme vous peut-être, j’ai horreur des spams. Votre adresse email ne sera en aucune façon délivrée à une autre personne ou société et vous pourrez vous désabonner d’un simple clic.

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À votre réussite…

Jean-Paul RIVES

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